Saviez-vous que l'agriculture consomme 70 % de l'eau douce mondiale, et qu'une grande partie de cette eau est gaspillée par des systèmes d'irrigation inadaptés (FAO) ?
Dans les périmètres maraîchers de la vallée de l'Ouémé, des agriculteurs arrosent à la main deux fois par jour, à heures fixes, sans savoir si le sol en a réellement besoin. C'est l'irrigation « calendaire », héritée des pratiques anciennes.
Arroser selon les besoins réels
L'irrigation intelligente fait exactement l'inverse. Elle :
- mesure en temps réel l'humidité du sol à plusieurs profondeurs grâce à des capteurs connectés ;
- calcule le bilan hydrique de la culture avec la méthode FAO-56 (équation de Penman-Monteith) ;
- décide automatiquement quand déclencher l'arrosage, et pendant combien de temps.
Des économies importantes
L'optimisation de l'irrigation par programmation dynamique stochastique permet de réduire nettement la consommation d'eau tout en maintenant, voire en améliorant, les rendements (Pereira et al., 2002).
Des kits connectés à bas coût (capteur d'humidité, microcontrôleur, électrovanne et transmission LoRa) peuvent être assemblés pour moins de 150 dollars par hectare. L'IWMI teste déjà ce type de système en Afrique de l'Ouest.
Pour les maraîchers béninois
Pour les producteurs qui vendent leurs tomates et leurs piments au marché de Dantokpa, moins d'eau consommée et plus de rendement peuvent faire la différence entre une activité viable et la faillite.
L'eau est la ressource du futur. Apprenons à la gérer avec les données.
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