En Europe, une partie des récoltes de fruits et légumes reste parfois dans les champs faute de main-d'œuvre saisonnière. Un robot de récolte de fraises, lui, peut travailler jour et nuit, quelle que soit la météo, sans abîmer les fruits.
Comment un robot reconnaît une fraise mûre
Il combine trois briques :
- une caméra couleur et un réseau de neurones convolutif qui détecte et classe chaque fruit selon sa couleur, sa forme et sa taille ;
- la stéréovision, qui estime la position exacte du fruit en trois dimensions ;
- un bras robotique à six degrés de liberté, guidé par la cinématique inverse, qui calcule les angles de chaque articulation pour attraper le fruit au millimètre près.
Le tout en quelques secondes par fruit.
La priorité africaine
En Afrique, le défi n'est pas encore le robot cueilleur de fraises. C'est la mécanisation intelligente des tâches les plus pénibles : égrenage du maïs, tri de l'anacarde, désherbage du coton.
Hello Tractor au Nigeria a montré qu'un service de location de tracteurs connectés, payé par Mobile Money, pouvait servir des centaines de milliers d'agriculteurs à travers le continent. Des robots de tri de l'anacarde par vision artificielle, qui écartent les mauvaises noix et classent par calibre, pourraient augmenter la valeur des exportations béninoises.
Le paysan augmenté
L'avenir de l'agriculture africaine n'est pas un choix entre le paysan et la machine : c'est le paysan augmenté par la technologie.
Quels outils robotiques vous semblent prioritaires pour l'agriculture au Bénin ?




