Un agriculteur de la région d'Abomey remarque des taches jaunâtres sur ses feuilles de manioc. Il prend une photo avec son téléphone. Quelques secondes plus tard, une application lui répond : mosaïque du manioc, avec les conseils de traitement.
Ce n'est plus de la fiction
C'est exactement ce que fait l'application Nuru du projet PlantVillage (Penn State University), déjà utilisée par des agriculteurs d'Afrique de l'Est. Elle fonctionne même hors connexion : le modèle d'IA est compressé et intégré directement dans le téléphone.
Derrière cette prouesse, un réseau de neurones convolutif entraîné sur la base PlantVillage : 54 306 images de feuilles saines et malades, couvrant 38 maladies sur 14 espèces cultivées.
Un enjeu considérable
Les maladies des plantes détruisent 10 à 16 % de la production alimentaire mondiale chaque année (Savary et al., 2019). Au Bénin, les maladies du maïs et les aflatoxines de l'arachide sont des menaces bien réelles.
Or, diagnostiquer ces maladies demande aujourd'hui un agronome expert, rare et cher.
Ce qui manque
Un modèle entraîné sur des images de cultures béninoises, mis à la disposition des conseillers agricoles, changerait la donne. Le défi technique est résolu. Ce qui manque : une base de données photographique des maladies des cultures béninoises.
L'INRAB a tout à gagner à lancer ce projet. Qui est partant ?
Pour aller plus loin : le document completPDF · 10 pages · sources et détails techniquesTélécharger



