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Lors d'une contamination alimentaire, chaque heure compte. Pour retrouver l'origine d'un lot de mangues, Walmart mettait près de 7 jours. Avec la blockchain, la même opération prend 2,2 secondes (Walmart et IBM, 2018).
Un registre que personne ne peut falsifier
La blockchain alimentaire est un registre numérique partagé et immuable. Chaque acteur de la chaîne (producteur, transporteur, transformateur, distributeur) enregistre ses données dans un bloc, lié cryptographiquement au précédent.
Grâce à la fonction de hachage SHA-256, toute modification après coup est immédiatement détectable. Le consommateur scanne un QR code et voit toute l'histoire de son produit.
Une opportunité pour l'anacarde béninoise
Pour le Bénin, l'enjeu est considérable. L'anacarde (noix de cajou) est l'une des premières exportations agricoles du pays. Mais elle est presque entièrement exportée brute, sans transformation, ce qui laisse à l'étranger l'essentiel de la valeur ajoutée.
Une certification de traçabilité sur blockchain, qui garantit l'origine, les pratiques agricoles et l'absence de pesticides, ouvrirait l'accès aux marchés haut de gamme européens et asiatiques, à de meilleurs prix.
La technologie est prête
La Côte d'Ivoire fait déjà ce pari avec son cacao. Le Bénin peut en faire autant avec son anacarde, son coton biologique et son karité.
La technologie est là. La volonté politique suivra-t-elle ?
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