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En 2015, une étude israélienne a fait l'effet d'une bombe dans le monde de la nutrition : deux personnes qui mangent exactement le même repas peuvent avoir des réponses glycémiques opposées. Chez l'une, la glycémie reste stable ; chez l'autre, elle grimpe en flèche.
La différence ? La composition de leur microbiome intestinal (Zeevi et al., Cell, 2015).
Un « deuxième génome »
Notre intestin abrite environ 38 000 milliards de bactéries (Sender et al., 2016), à peu près autant que nos propres cellules. Elles digèrent nos aliments, produisent des vitamines, régulent notre immunité et influencent même notre humeur par l'axe intestin-cerveau.
Ensemble, elles portent des millions de gènes, contre environ 20 000 pour le génome humain : c'est notre « deuxième génome ».
Prédire la réponse à un repas
Grâce au séquençage métagénomique, on identifie aujourd'hui les centaines d'espèces présentes dans l'intestin à partir d'un simple prélèvement.
Dans l'étude de 2015, un modèle de gradient boosting, entraîné sur les profils de 800 participants, prédisait la réponse glycémique à un repas bien mieux que les tables nutritionnelles classiques. Des régimes personnalisés fondés sur ces prédictions ont permis de réduire les pics de glycémie après les repas.
Nos aliments fermentés, un trésor à étudier
En Afrique de l'Ouest, les aliments fermentés traditionnels, comme l'akassa, l'ablo ou le tchoukoutou, sont des probiotiques naturels dont la richesse reste largement inexplorée par la science.
Et si votre prochaine ordonnance nutritionnelle était rédigée à partir de vos bactéries intestinales ?




