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Voici une statistique qui devrait faire réfléchir tout investisseur : selon le bilan SPIVA de S&P Dow Jones Indices, la grande majorité des fonds gérés activement par des professionnels sous-performent leur indice de référence sur 15 ans. Leurs frais de gestion atteignent pourtant 1 à 2 % par an.
Les robo-advisors, des algorithmes de gestion de portefeuille entièrement automatisés, facturent de leur côté 0,1 à 0,25 %, pour des performances souvent comparables ou supérieures. Ils gèrent déjà des milliers de milliards de dollars dans le monde.
La théorie qui fait tourner les robots
Leur base mathématique est élégante : c'est la théorie moderne du portefeuille d'Harry Markowitz, prix Nobel d'économie en 1990.
Son idée géniale : il ne suffit pas de choisir les actifs les plus rentables un par un. Il faut choisir des combinaisons d'actifs dont les risques se compensent.
Mathématiquement, il s'agit de minimiser la variance du portefeuille tout en visant un rendement cible. Cette optimisation quadratique, impossible à faire à la main pour des centaines d'actifs, est résolue en quelques millisecondes par un algorithme. Le robot rééquilibre ensuite le portefeuille automatiquement quand les marchés bougent.
Une démocratisation en marche
En Afrique, des startups comme Cowrywise au Nigeria rendent cette approche accessible aux jeunes professionnels, avec des montants de départ modestes.
Feriez-vous confiance à un algorithme pour gérer votre épargne ?
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