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La finance n'est pas la seule à être bouleversée par la data. L'assurance aussi change de visage.
Une injustice mathématique
Pendant des décennies, un conducteur parcourant 3 000 km par an a souvent payé la même prime qu'un autre en parcourant 30 000, alors que son risque d'accident est bien plus faible. L'assurance traditionnelle mutualise les risques dans de grands groupes homogènes, mais reste approximative.
L'assurance basée sur l'usage
L'assurance basée sur l'usage (UBI, Usage-Based Insurance) change tout. Un boîtier connecté ou votre smartphone enregistre votre distance parcourue, votre vitesse, vos freinages brusques, vos accélérations et votre conduite de nuit.
Ces données alimentent un modèle statistique, généralement un GLM de Tweedie ou un modèle de Poisson pour la fréquence des sinistres, qui calcule une prime individuelle.
En Afrique : l'assurance paramétrique agricole
La vraie révolution en Afrique, c'est l'assurance paramétrique agricole. Au lieu d'évaluer chaque sinistre individuellement, ce qui est coûteux et subjectif, l'indemnisation est déclenchée automatiquement quand les données météo satellitaires indiquent une sécheresse.
En Éthiopie, au Sénégal ou au Bénin, ce modèle protège déjà des centaines de milliers d'agriculteurs, pour des primes de quelques dollars par famille et par saison (PAM, 2022).
La data peut-elle rendre l'assurance accessible à tous ?
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