Le 6 mai 2010, en 36 minutes, le Dow Jones a chuté de près de 1 000 points, effaçant environ 1 000 milliards de dollars de capitalisation avant de rebondir presque intégralement.
La cause ? Une interaction entre des algorithmes de trading qui s'alimentaient mutuellement dans une spirale de ventes automatiques. Ce « Flash Crash » a révélé au grand public une réalité méconnue : les marchés financiers ne sont plus gouvernés uniquement par des humains.
Aujourd'hui, le trading algorithmique représente entre 60 et 73 % des transactions sur les marchés actions américains, avec des ordres exécutés en quelques microsecondes.
Les modèles derrière la révolution
- Le mouvement brownien géométrique, pour modéliser l'évolution des prix.
- L'arbitrage statistique (pairs trading), pour exploiter les écarts temporaires entre actifs corrélés.
- Les modèles GARCH, pour capturer une volatilité qui change dans le temps.
Le fonds Medallion de Renaissance Technologies, piloté par des algorithmes développés par des mathématiciens et des physiciens, a généré un rendement annuel brut moyen d'environ 66 % sur 30 ans (Zuckerman, 2019), la meilleure performance de l'histoire financière.
Et nos marchés ?
Les marchés africains, comme la BRVM ou la Bourse de Casablanca, sont-ils prêts pour le trading algorithmique ? Liquidité, profondeur de marché, infrastructures : les défis sont réels, mais les opportunités aussi.
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