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Pinel DAHOUI
Santé

La médecine prédictive va transformer chaque consultation en plan de vie personnalisé

La médecine d'aujourd'hui réagit. La médecine prédictive anticipe, en combinant nos données génomiques, cliniques, comportementales et environnementales.

Pinel Baudelaire DAHOUI · 2 min de lecture
Sommaire
  1. 01Fusionner toutes nos données
  2. 02Des courbes de survie personnalisées
  3. 03Commencer simplement au Bénin
  4. 04Le chaînon manquant
L'essentiel
Les données sont là, les algorithmes existent, les problèmes sont réels : il manque des data scientists formés et engagés pour faire le pont.

Aujourd'hui, la médecine est réactive : vous tombez malade, vous consultez, vous recevez un traitement. La médecine prédictive inverse ce paradigme : elle anticipe, elle personnalise, elle intervient avant.

Fusionner toutes nos données

Comment ? En combinant dans un même modèle :

  • les données génomiques (votre ADN) ;
  • épigénomiques (votre horloge biologique) ;
  • microbiomiques (votre flore intestinale) ;
  • cliniques (vos constantes, vos antécédents) ;
  • comportementales (activité physique, sommeil, alimentation) ;
  • environnementales (pollution, stress).

Un modèle de machine learning estime alors votre risque de développer chaque maladie sur les 5, 10 ou 20 prochaines années.

Des courbes de survie personnalisées

Le modèle de Cox, combiné aux forêts de survie aléatoires et aux réseaux de neurones récurrents pour les données suivies dans le temps, permet de construire des courbes de survie personnalisées : votre propre trajectoire de risque.

UK Biobank (500 000 participants génotypés et suivis) et le programme All of Us aux États-Unis sont les précurseurs de cette médecine des données. En Afrique, des initiatives comme H3Africa et AWI-Gen posent les fondations des grandes cohortes.

Commencer simplement au Bénin

Pour le Bénin, la médecine prédictive peut commencer par des actions simples :

  • un score de risque cardiovasculaire calculé à chaque consultation, adapté aux populations africaines ;
  • un algorithme de détection précoce de la tuberculose dans les zones à forte prévalence ;
  • une prédiction du paludisme grave chez l'enfant à partir des données cliniques d'admission.

Le chaînon manquant

Le message est simple : les données sont là, les algorithmes existent, les problèmes africains sont réels. Il manque des data scientists formés, engagés et ancrés dans leur continent.

Soyez-le.

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Pinel Baudelaire DAHOUI

Data Scientist et chercheur en IA à Cotonou. J'aide les organisations à tirer parti de leurs données et je partage mes connaissances pour rendre la science accessible.

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