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Voici un fait qui peut changer votre regard sur le vieillissement : deux personnes de 60 ans peuvent avoir un âge biologique de 45 ans pour l'une et de 75 ans pour l'autre.
Cet âge biologique, mesuré par les horloges épigénétiques, prédit l'espérance de vie restante mieux que l'âge chronologique (Horvath, Genome Biology, 2013).
Lire l'âge dans l'ADN
L'épigénétique étudie les modifications qui règlent l'activité des gènes sans changer la séquence de l'ADN, notamment la méthylation.
L'horloge de Horvath analyse le niveau de méthylation de 353 sites précis de l'ADN. Un modèle de régression elastic net en déduit l'âge biologique avec une erreur médiane d'environ 3,6 ans.
Ce qui accélère ou ralentit l'horloge
Chaque année d'avance de l'horloge épigénétique s'accompagne d'un risque de mortalité plus élevé (Marioni et al., 2015).
- Accélèrent le vieillissement : le tabac, l'obésité, le manque de sommeil.
- Ralentissent l'horloge : l'activité physique régulière, une alimentation de type méditerranéen.
Un champ de recherche à ouvrir en Afrique
En Afrique subsaharienne, les infections chroniques comme le paludisme à répétition, l'hépatite B ou le VIH accélèrent probablement le vieillissement épigénétique, un phénomène encore très peu étudié. L'étude AWI-Gen, l'une des premières grandes études génomiques africaines, commence à explorer ce terrain.
Votre mode de vie peut littéralement réécrire votre épigénome. Qu'attendez-vous pour commencer ?




