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Vous faites des analyses de sang dans une clinique, une radio dans un hôpital, une consultation chez un spécialiste. Et aucun de ces acteurs ne dispose de votre dossier complet.
Résultat : des erreurs médicales, des examens refaits inutilement, des interactions médicamenteuses non détectées. Tout cela à cause du manque d'interopérabilité des données de santé. Aux États-Unis, ce problème coûterait des dizaines de milliards de dollars par an.
Un langage commun : HL7 FHIR
La réponse technique s'appelle HL7 FHIR (Fast Healthcare Interoperability Resources). C'est un standard international qui définit une API permettant à n'importe quel système d'information hospitalier d'échanger des données médicales structurées : ordonnances, résultats de biologie, diagnostics CIM-11, imagerie DICOM, dans un format unifié.
Des graphes pour raisonner
Au-dessus de cette infrastructure, les graphes de connaissances médicaux structurent les relations entre maladies, symptômes, médicaments, gènes et patients. Par exemple :
La metformine traite le diabète de type 2. Le diabète de type 2 est un facteur de risque de maladie rénale chronique. La maladie rénale chronique contre-indique les anti-inflammatoires. Or le patient X prend de l'ibuprofène.
Ce raisonnement en chaîne est quasi impossible à mener à la main pour un médecin qui voit des dizaines de patients par jour. Il devient automatique et instantané grâce aux moteurs d'inférence sur graphes.
Et au Bénin ?
Interconnecter les hôpitaux de zone, les centres de santé et le CNHU-HKM via une plateforme FHIR nationale transformerait la continuité des soins. Un patient transféré d'Abomey à Cotonou arriverait avec l'intégralité de son dossier numérique, au lieu d'une feuille de papier partiellement illisible.




