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Quand on parle de chirurgie robotique, un nom résonne particulièrement au Bénin : Bertin Nahum. Un Béninois, parti de rien, qui a créé ROSA, l'un des premiers robots d'assistance en neurochirurgie, puis un robot qui assiste le traitement du cancer du foie avec une précision que nos mains ne peuvent pas atteindre. Il n'est pas venu de Mars. Il vient de chez nous.
Le tremblement invisible
La main d'un chirurgien, même le meilleur au monde, tremble naturellement de 100 à 200 microns. Invisible à l'œil nu. Mais en neurochirurgie ou en oncologie, ce tremblement peut tout changer.
Un robot le filtre électroniquement. Le chirurgien opère alors avec une précision submillimétrique, là où ses doigts seuls ne pouvaient pas aller.
Des résultats mesurés
Selon une revue de la littérature sur la chirurgie assistée par robot (Ficarra et al., 2009) :
- pertes de sang fortement réduites ;
- durée d'hospitalisation raccourcie ;
- besoin de transfusions nettement diminué.
Hors de portée ? Pas forcément
Un robot Da Vinci coûte environ 1,5 million de dollars : hors de portée pour beaucoup de nos hôpitaux. Mais des plateformes comme Proximie, déjà utilisées au Rwanda et au Ghana, permettent à un chirurgien expert de guider à distance un collègue junior grâce à la réalité augmentée. Même précision, sans déplacer le robot ni l'expert.
L'Afrique manque de plusieurs centaines de milliers de chirurgiens (Lancet Commission, 2015). La technologie ne les remplace pas : elle multiplie leur impact. Quand le Bénin accueillera-t-il ces technologies sur son propre sol ?




