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Chaque année, environ 15 millions de personnes sont victimes d'un AVC dans le monde (OMS). Beaucoup survivent, mais une grande partie garde des séquelles motrices durables.
La clé : la répétition
La récupération repose sur la neuroplasticité, la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions. Pour l'exploiter, la rééducation doit être intensive et répétitive : plusieurs centaines de répétitions par séance.
Problème : une séance classique avec un kinésithérapeute en permet rarement plus de quelques dizaines.
Le jeu comme outil thérapeutique
C'est là qu'intervient la réalité virtuelle. En jouant à des jeux adaptés (attraper des fruits virtuels, reconstituer un puzzle), le patient enchaîne des centaines de mouvements en une demi-heure, presque sans s'en rendre compte.
Un algorithme qui ajuste la difficulté
Derrière le jeu, un algorithme d'apprentissage par renforcement adapte la difficulté en temps réel : assez facile pour garder la motivation, assez exigeant pour faire progresser.
Des capteurs EEG peuvent aussi détecter l'intention de mouvement dans l'activité cérébrale, avant même le geste, et déclencher un retour visuel immédiat qui renforce les circuits neuronaux.
Une revue Cochrane (Laver et al., 2017 : 72 essais, près de 2 500 patients) conclut que la réalité virtuelle, en complément de la rééducation classique, améliore la fonction du membre supérieur.
Une solution à bas coût pour le Bénin
Au Bénin, un système de réalité virtuelle à bas coût, avec un smartphone et quelques capteurs de mouvement, pourrait changer la vie de nombreux patients.
À quand la première unité de rééducation en réalité virtuelle à Cotonou ?
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