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Combien d'entre vous ont perdu quelqu'un à cause d'un cancer ? Moi, oui. Et ce qui me hante, ce n'est pas la maladie elle-même : c'est qu'on l'a découverte trop tard.
Tout se joue sur la détection
Le cancer du sein découvert au stade I se guérit dans la grande majorité des cas. Au stade IV, la survie à cinq ans tombe à environ 27 % (NCI SEER, 2022). Même maladie, détection différente, destins complètement différents.
En Afrique subsaharienne, plus de 70 % des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé, faute de dépistage accessible (Globocan, IARC, 2022).
La biopsie liquide
La révolution qui peut changer cela s'appelle la biopsie liquide. Une simple prise de sang. Pas d'IRM, pas de scanner : une aiguille et un algorithme.
Les cellules cancéreuses libèrent des fragments d'ADN dans le sang, en concentrations infimes (de 0,01 à 5 % de l'ADN circulant). Un séquençage à très haut débit, combiné à des algorithmes de deep learning, permet de les détecter avant même que la tumeur soit visible à l'imagerie.
Des tests comme Galleri vont encore plus loin : ils identifient non seulement la présence d'un cancer, mais aussi son tissu d'origine parmi une cinquantaine de types, avec une très haute spécificité.
Une urgence pour le Bénin
Au Bénin, le cancer du foie, lié aux aflatoxines et à l'hépatite B, tue silencieusement des personnes qui n'ont jamais eu accès à un scanner. La biopsie liquide est exactement le type de solution qu'il nous faut : accessible et déployable sans infrastructure lourde.
Former des bio-informaticiens spécialisés en génomique du cancer au Bénin n'est pas un luxe. C'est une urgence.
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