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En octobre 2008, en pleine crise financière mondiale, un mystérieux Satoshi Nakamoto publie un document de 9 pages qui va bouleverser la finance : le livre blanc du Bitcoin.
Sa promesse ? Créer une monnaie sans banque centrale ni intermédiaire, dont la confiance ne repose pas sur une institution, mais sur des mathématiques vérifiables par tous.
Une loterie mathématique
Le cœur du système est la fonction de hachage cryptographique SHA-256. Elle transforme n'importe quelle donnée en une empreinte de 256 bits, impossible à inverser.
Pour « miner » un bloc, il faut trouver un nombre, le nonce, tel que l'empreinte du bloc commence par suffisamment de zéros. Aucune astuce ne permet de le deviner : il faut essayer, encore et encore. Le réseau mondial réalise aujourd'hui des centaines de milliards de milliards de calculs par seconde.
Le prix de la sécurité
Cette preuve de travail (Proof of Work) est brillante pour la sécurité, mais coûteuse pour l'environnement : le réseau Bitcoin consomme autant d'électricité qu'un pays entier, de l'ordre de celle de l'Argentine (Cambridge Centre for Alternative Finance).
C'est pourquoi Ethereum a basculé en 2022 vers la preuve d'enjeu (Proof of Stake), réduisant sa consommation d'énergie de plus de 99,9 %. Au lieu de prouver son travail par le calcul, on prouve sa bonne foi en immobilisant des fonds, que l'on perd en cas de tricherie.
Et en Afrique ?
Le Nigeria figure parmi les premiers marchés mondiaux du Bitcoin de pair à pair (Chainalysis), utilisé notamment pour réduire les frais de transfert d'argent.
La blockchain va-t-elle transformer la finance africaine ?
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