Sommaire
En moyenne, 11 ans s'écoulent entre l'apparition des premiers symptômes d'un trouble dépressif et la première consultation psychiatrique (Wang et al., 2007). Ce retard de diagnostic coûte des vies.
Des traces dans le langage
Des chercheurs ont découvert que les personnes souffrant de dépression laissent des traces statistiquement détectables dans leur langage écrit :
- davantage de pronoms à la première personne (je, moi) ;
- plus de vocabulaire associé à la mort ou à la tristesse ;
- des publications nocturnes plus fréquentes.
En analysant les publications de 476 utilisateurs de Twitter cliniquement diagnostiqués, une équipe de Microsoft Research a construit un modèle prédictif atteignant une AUC de 0,87 (De Choudhury et al., 2013).
Des modèles de langage spécialisés
Ces modèles reposent sur le traitement automatique du langage naturel (NLP), notamment sur des architectures BERT ajustées pour la santé mentale, comme MentalBERT (Ji et al., 2021).
Une opportunité, à une condition
En Afrique, où l'on compte moins d'un psychiatre pour un million d'habitants dans certains pays (OMS, 2021), ces outils pourraient permettre un dépistage à grande échelle via les données mobiles. À condition de résoudre les enjeux éthiques de confidentialité et de consentement.
Et vous, pensez-vous que vos données numériques pourraient un jour vous sauver la vie ?
Pour aller plus loin : le document completPDF · 10 pages · sources et détails techniquesTélécharger



